Je n’arrive pas à lâcher prise : pourquoi est-ce si difficile ?

« Il faut que tu lâches prise. »
On l'a probablement déjà entendu des dizaines de fois.
Comme si lâcher prise était une décision que l'on pouvait prendre en claquant des doigts.
Pourtant, lorsqu'on est habituée à tout anticiper, tout contrôler et tout gérer, lâcher prise peut être particulièrement difficile.
Et plus on nous dit de lâcher prise… plus on peut avoir l'impression d'échouer à y arriver.
Qu'est-ce que le lâcher-prise ?
Lâcher prise ne signifie pas devenir indifférente ou ne plus rien faire.
Ce n'est pas non plus abandonner ses responsabilités.
C'est apprendre à reconnaître ce qui dépend de nous… et ce qui ne dépend pas de nous.
Nous pouvons agir sur nos choix, nos réactions, nos habitudes et notre façon de communiquer.
En revanche, nous ne pouvons pas contrôler les réactions des autres, les événements imprévus, le passé ou tout ce que la vie peut nous réserver.
Et c'est souvent cette différence qui est difficile à accepter.
Pourquoi avons-nous autant besoin de contrôler ?
Le contrôle peut parfois donner une impression de sécurité.
Anticiper permet de se sentir préparée.
Tout organiser permet d'avoir l'impression que rien ne pourra nous surprendre.
Tout gérer soi-même peut donner le sentiment que les choses seront correctement faites.
Mais lorsque le besoin de contrôle devient permanent, il peut devenir épuisant.
Le cerveau reste constamment en mode anticipation.
« Et si… ? »
« Il faut que… »
« Je dois penser à… »
« Et si quelque chose se passe mal ? »
Même lorsque rien ne se passe, le mental continue à travailler.
Et si derrière le contrôle se cachait une peur ?
Parfois, vouloir tout contrôler n'est pas réellement une question d'organisation.
Cela peut être lié à la peur de décevoir, de perdre quelque chose, de faire une erreur ou de ne pas être à la hauteur.
On peut alors chercher à tout prévoir pour éviter l'inconfort.
Mais il est impossible de tout prévoir.
Et cette impossibilité peut devenir source de tension.
Lâcher prise ne veut pas dire ne plus se soucier de rien
C'est probablement l'une des idées reçues les plus importantes à déconstruire.
Lâcher prise, ce n'est pas :
arrêter de prendre soin de soi ;
laisser les autres tout décider ;
accepter des situations qui nous font du mal ;
ne plus avoir d'ambition ;
ne plus faire de projets.
C'est plutôt apprendre à faire sa part… puis accepter que tout ne soit pas entre nos mains.
Comment commencer à lâcher prise ?
Vous pouvez commencer par une question très simple :
« Est-ce que j'ai réellement du pouvoir sur cette situation ? »
Si la réponse est oui, demandez-vous quelle petite action est possible.
Si la réponse est non, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour prendre soin de vous face à cette situation.
Cette distinction peut permettre de sortir progressivement du « je dois absolument régler ça ».
Revenir au corps plutôt que rester dans le mental
Lorsque le mental tourne en boucle, essayer de réfléchir davantage n'est pas toujours la solution.
Respirer.
Sentir ses pieds au sol.
Relâcher les épaules.
Prendre conscience des sensations présentes.
Faire quelques mouvements doux.
Ces petits moments permettent de revenir dans le corps et de créer une pause dans le flot des pensées.
C'est notamment l'une des approches utilisées en sophrologie.
Et si lâcher prise commençait par être moins exigeante avec soi ?
On cherche souvent à lâcher prise sur les événements extérieurs.
Mais il peut être tout aussi important de lâcher prise sur l'image de la femme que l'on pense devoir être.
La maman parfaite.
La professionnelle parfaite.
La compagne parfaite.
La femme qui gère tout.
Vous avez le droit d'être fatiguée.
Vous avez le droit de changer d'avis.
Vous avez le droit de demander de l'aide.
Vous avez le droit de ne pas tout maîtriser.
À retenir
Lâcher prise n'est pas renoncer.
C'est apprendre à faire la différence entre ce que l'on peut contrôler et ce que l'on ne peut pas contrôler, puis remettre progressivement son énergie là où elle peut réellement être utile.
Je vous accompagne à Nice à travers la naturopathie, la sophrologie et le Reiki dans une démarche de bien-être et de reconnexion à vous-même.
Cet accompagnement ne remplace pas un suivi médical ou psychologique.



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